La vie religieuse française connaît un effondrement démographique spectaculaire : selon les données reprises autour de la Corref, les religieux et religieuses seraient passés d’environ 66 000 membres au début des années 2000 à près de 22 000 en 2023, avec une projection possible sous les 10 000 d’ici 2045 ; l’âge médian atteindrait 79 ans chez les religieuses.

 Paradoxe de l’époque : alors que les baptêmes d’adultes progressent fortement en France, avec plus de 10 000 adultes baptisés à Pâques 2025 selon l’enquête de l’Église catholique, cette poussée spirituelle ne se traduit pas mécaniquement par une vague d’entrées au couvent.

La vocation religieuse féminine existe toujours, mais elle est devenue minoritaire, plus tardive, plus choisie, parfois attirée par des communautés au charisme très affirmé, notamment contemplatives ou traditionnelles.

 En France, le couvent n’est donc plus une destination de masse pour les jeunes filles : c’est un chemin rare, exigeant, presque à contre-courant, suivi par quelques jeunes femmes déterminées dans une Église confrontée à la fois au vieillissement de ses communautés et au retour inattendu d’une quête spirituelle chez une partie de la jeunesse.

N’empêche qu’en un siécle l’Église catholique a perdu ce que l’attrait pour la "galipette coquine" a gagné !

Luc Boutet

PS : Si vous souhaitez découvrir la vie des jeunes pensionnaires des maisons clloses dans les années 1930, lisez mon romann "La Gisquette à son Julot" cliquez sur le lien ICI