C’est devenu une obsession pour tous les journalistes français ! Depuis quelques semaines ses grands couillons disent que Donal Trump ferait ceci, ou ne ferait pas cela en raison des Élections de mi-mandat.

 

Aux États-Unis, les élections de mi-mandat sont rarement une promenade de santé pour le locataire de la Maison-Blanche. Elles tombent au milieu du mandat présidentiel, au moment où l’état de grâce s’est dissipé, où les promesses se heurtent au réel, et où les électeurs utilisent volontiers leur bulletin comme un carton jaune.

Les cinq derniers présidents concernés par ces scrutins — Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden — en offrent une démonstration presque clinique.

Bill Clinton, élu en 1992, subit d’abord en 1994 une véritable déroute : les démocrates perdent 52 sièges à la Chambre des représentants et 8 au Sénat, offrant aux républicains de Newt Gingrich une victoire historique, la fameuse « révolution républicaine ». Mais quatre ans plus tard, en 1998, dans le climat explosif de l’affaire Lewinsky, Clinton déjoue les pronostics : son parti gagne 5 sièges à la Chambre et ne perd rien au Sénat, ce qui fait de ces midterms une rare victoire politique pour un président en exercice.

 George W. Bush connaît lui aussi deux midterms très contrastées. En 2002, dans l’Amérique encore traumatisée par les attentats du 11-Septembre, les républicains progressent de 8 sièges à la Chambre et de 2 au Sénat : c’est une victoire nette, presque exceptionnelle dans l’histoire des élections de mi-mandat. Mais en 2006, sur fond de guerre en Irak, d’usure du pouvoir et de défiance envers l’administration Bush, le balancier repart violemment dans l’autre sens : les républicains perdent 30 sièges à la Chambre et 6 au Sénat, et les démocrates reprennent le contrôle du Congrès.

 Barack Obama, élu en 2008 dans l’enthousiasme de l’après-crise financière, encaisse en 2010 ce qu’il appellera lui-même une « raclée » : les démocrates perdent 63 sièges à la Chambre et 6 au Sénat, dans un climat de colère contre la réforme de la santé, la crise économique et la montée du Tea Party. En 2014, le revers se poursuit, moins spectaculaire à la Chambre mais plus lourd au Sénat : les démocrates perdent encore 13 sièges de représentants et 9 sièges de sénateurs, donnant aux républicains une solide position de blocage.

 Donald Trump, arrivé au pouvoir en 2016 sur une ligne de rupture, affronte ses midterms en 2018 dans un pays déjà profondément polarisé. Les républicains sauvent les meubles au Sénat, où ils gagnent 2 sièges, mais perdent 40 sièges à la Chambre, qui repasse aux démocrates : politiquement, c’est donc une défaite, car l’opposition récupère le pouvoir d’enquête, de contrôle et d’obstruction parlementaire.

 Joe Biden, enfin, échappe en 2022 à la vague rouge annoncée. Les démocrates perdent bien 9 sièges à la Chambre, ce qui suffit aux républicains pour reprendre une majorité courte, mais ils gagnent 1 siège au Sénat, conservant ainsi le contrôle de la chambre haute. Le verdict est donc nuancé : Biden perd la Chambre, mais évite la débâcle que l’histoire promet souvent aux présidents en place.

 

 Au total, sur ces cinq présidents, les midterms confirment une règle brutale de la vie politique américaine : le parti du président est le plus souvent sanctionné.

Clinton perd lourdement en 1994 mais sauve l’honneur en 1998 ; Bush gagne en 2002 mais perd en 2006 ; Obama perd deux fois ; Trump perd la Chambre en 2018 malgré un gain au Sénat ; Biden limite la casse en 2022 sans pouvoir parler de victoire complète. Les élections de mi-mandat ne sont donc pas seulement un scrutin parlementaire : elles sont le thermomètre de la fatigue démocratique, le procès à mi-parcours d’une présidence, et parfois le début de la fin de son pouvoir réel à Washington.

 Pour Donald Trump, mes élection de mi-mandat du 3 novembre 2026 se présentent très mal !

Sur le blog www.luc-boutet-auteur.com publication d’un article sur lesd midterms aux Etays-Unis seront perdues par Donald Trump

 

Mais avec son incroyable culot, il affirmera que les démocrates ont triché et qu’en réalité il a ... gagné les midterms !

Luc Boutet