
Lorsqu’une personne reçoit une aide sociale, qu’il s’agisse de l’APL, du RSA ou d’une allocation chômage, elle ne va pas placer cette maigre obole sur un compte numéroté en Suisse ! Pas plus qu’elle ne brûle, façon Gainsbourg, les billets perçus au titre de l’aide sociale.
La réalité économique est plus subtile, car l’argent versé à un ménage modeste ne dort presque jamais sur un compte d’épargne : il repart très vite dans le circuit ordinaire de la vie quotidienne. L’APL, (Aide Personnalisée au Logement) a pour fonction d’aider l’allocataire à payer son loyer à son propriétaire, qui souvent doit rembourser un emprunt. Le RSA (Revenu de Solidarité Active), constitue pour sa part un revenu minimum destiné aux personnes ayant peu ou pas de ressources, tandis que l’allocation chômage d’aide au retour à l’emploi, l’ARE, est ouverte sous conditions que les bénéficiaires recherchent un emploi.Ces citoyens font des achats dans les commerces, payent leur prime d’assurances. Ils achètent des vêtements pour leurs enfants. L’argent, pour le coup ruisselle et fait "tourner" l’économie locale et nationale.Une allocation de 600 ou 900 euros versée à un ménage pauvre ou fragile ne s’évapore pas dans les brumes de l’assistanat fantasmé.
Si la France est un pays où les "prélèvements obligatoires" sont très élevés, c’est le pays dans lequel la redistribution est la plus importante !
Et pourtant les Français vivant sous le seuil de pauvreté sont toujours très nombreux.
