Cette expression remonte à l’Antiquté. On en trouve déjà l’esprit chez les auteurs grecs, puis chez Cicéron, au 1er siècle avant Jésus-Christ. Certains auteurs l’attribuent à Sénèque, même si d’autres la considèrent comme postérieure.

 Elle signifie qu'il est parfaitement normal que "l'homme puisse se tromper !" Mais si se tromper une fois est parfaitement excusable, il devient impardonnable de persévérer ou, autrement dit, de reproduire la même erreur.

 

Si l'homme est imparfait et donc forcément faillible, nous sommes censés apprendre de nos erreurs.

 Le sens est limpide : la première faute peut être excusée par la faiblesse humaine ; l’entêtement, lui, devient une faute morale. Dans la tradition chrétienne, cette seconde partie a été renforcée notamment par saint Augustin, qui écrit l’idée suivante : l’erreur est humaine, mais demeurer dans l’erreur par orgueil relève du diabolique. 

Sur le blog www.luc-boutet-auteur.com publication d’une photo et un article sur "Les erreurs de la justice"

 Mais si "Errare humanum est", Mesdames et Messieurs les magistrats … "perseverare diabolicum" !

Luc Boutet